
Je continue ma lecture de l’œuvre SINoALICE de Takuto Aoki et Himiko. Cette œuvre est inspirée du jeu du même nom créé par Yoko Taro, surtout connu pour Nier: Automata et Drakengard. Mais ça, si vous avez lu ma critique précédente, vous le savez déjà.
Une intrigue qui se densifie
Dans ce deuxième volume, notre héroïne Alice se retrouve prise dans ce jeu cruel. Dans le premier volume, elle avait fait la douloureuse rencontre du Petit Chaperon rouge, qui avait froidement massacré sa famille. Traumatisée, Alice est en état de choc, mais Blanche-Neige vient à son secours. On découvre qu’Alice possède un pouvoir mystérieux. Plus tard, elle se réveille dans une chambre où Pinocchio veille sur elle. Que se passe-t-il avec Alice? Quel est ce jeu dangereux auquel elle participe désormais? Et qui sont ces poupées étranges qui lui sont apparues?
Des questions, vous allez vous en poser en lisant cette œuvre. Heureusement, certaines zones d’ombre s’éclaircissent dans ce volume, mais de nouvelles interrogations surgissent, comme les véritables intentions de Blanche-Neige ou encore le rôle de Cendrillon, qui semble liée au Petit Chaperon rouge. L’intrigue est palpitante, et je me demande si toutes les questions trouveront réponse d’ici la fin au sixième volume.
Une œuvre visuellement saisissante
Le scénario de Takuto Aoki et le travail d’illustration d’Himiko sont impressionnants. Chaque page est une véritable œuvre d’art. Le visuel est vraiment le point fort du manga. Même si les histoires de type bataille royale ne sont pas nouvelles, j’apprécie beaucoup le concept d’utiliser des personnages issus de contes pour enfants. Cela dit, cette œuvre ne vise clairement pas un jeune public, car, comme dans le premier volume, la violence prédomine, et les thèmes abordés s’adressent à un lectorat mature. On retrouve même quelques scènes explicites dans ce tome.
Une profondeur ajoutée grâce au roman complémentaire
Encore une fois, ce volume se termine par une vingtaine de pages écrites sous forme de roman, qui approfondissent le parcours d’un personnage nouvellement introduit. J’ai beaucoup aimé cette section, qui met en lumière l’histoire de Cendrillon, présentée comme une femme d’affaires forte ayant travaillé très dur pour arriver où elle est. Ce genre de supplément ajoute énormément de profondeur à l’œuvre et contribue à mieux comprendre ses personnages.
Une suite prometteuse
Finalement, je reste intrigué par cette série et je vais assurément la terminer. Avec seulement quatre volumes restants, ce n’est pas une tâche trop ardue. Si ce n’est que pour admirer les superbes visuels, SINoALICE est une lecture que je recommande, surtout si vous aimez les récits de type dernier survivant, avec des sujets sombres et des personnages tourmentés rongés par le désespoir.
Merci à Interforum pour la copie du manga.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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