
Chaque année, un défi littéraire
Depuis trois ans, votre humble serviteur, Frank le Dieu Geek, se lance le défi de lire un nombre précis de livres. L’année dernière (2024), j’en ai lu 20. Je sais, certains en lisent une centaine, mais je n’ai pas compté les mangas ni les livres que j’ai lus à mes enfants… OK !!! Néanmoins, parmi mes lectures, j’ai redécouvert Dracula de Bram Stoker, un chef-d’œuvre qui a défini un genre à lui seul dans l’horreur littéraire.
Lors de ma visite au Salon du livre de Montréal, je suis tombé sur les deux premiers tomes du manga #DRCL Midnight Children de Shin’ichi Sakamoto. Il était évident que j’ajouterais ce manga à ma collection. Alors, lorsque G pour Geek m’a demandé de couvrir le troisième volume, j’ai tout de suite accepté.
Une adaptation libre et audacieuse
Cette version de Dracula est une adaptation de l’œuvre originale de Bram Stoker. Pour rappel, dans le roman, nous suivons de jeunes adultes qui relatent leurs mésaventures face au légendaire vampire à travers des journaux personnels.
Dans l’œuvre de Sakamoto, l’intrigue se déroule autour de jeunes étudiants d’une prestigieuse école, la Whitby School pour garçons, où Mina est la seule jeune fille acceptée. L’un des élèves de l’école est attaqué par Dracula lui-même, tout juste arrivé à bord du navire Demeter. Mina et un petit groupe d’étudiants se retrouvent alors confrontés à cette créature ignoble.
Bien que les personnages soient plus jeunes que dans l’œuvre originale, ce manga s’adresse à un public mature, abordant des thèmes très suggestifs et beaucoup plus explicites que ceux de Stoker. Sakamoto explore également des thématiques modernes comme l’identité de genre, l’homosexualité, la domination masculine sur les femmes, et le racisme – des sujets qui étaient soit tabous, soit inexistants à l’époque du 19ᵉ siècle.
Cependant, ce qui rend cette adaptation de Sakamoto unique et incontournable, ce sont ses dessins époustouflants. Chaque page est une véritable œuvre d’art, faisant de ce manga une expérience visuelle impressionnante.
Un troisième volume marquant
Dans ce troisième volume, Sakamoto s’approprie pleinement l’univers de Stoker. On y découvre des changements importants chez certains personnages et une situation particulièrement inattendue.
Je dois avouer que je suis plutôt puriste lorsqu’il s’agit d’adaptations, et je ne suis pas toujours friand des changements radicaux, surtout quand il s’agit d’une œuvre que j’aime. Mais cette fois, peut-être grâce à la qualité des deux premiers tomes, j’ai apprécié les modifications apportées. Elles m’ont même donné envie de découvrir la suite, surtout après les récents rebondissements dans l’intrigue.
Dans ce tome, nos héros affrontent pour la première fois Dracula sous son apparence humaine, juste après qu’il ait mordu Luke (ou Lucy). Avec l’aide du professeur Van Helsing, ils tentent d’éliminer cette abomination avant qu’elle ne termine de boire le sang de sa victime. Ce volume nous permet aussi d’en apprendre davantage sur Quincey Morris et Jo Suwa, qui veillent sur l’étrange élève Renfield.
Un hommage contemporain à un classique
Le Dracula de Stoker reste pour moi l’œuvre de référence, mais avec #DRCL, nous entrons dans un univers différent. Ce n’est plus seulement Dracula; c’est véritablement #DRCL.
Encore une fois, ce qui rend ce manga exceptionnel, ce sont ses dessins. Dans ce volume, une scène visuellement époustouflante parvient à raconter une histoire à elle seule, marquant les esprits par sa puissance graphique.
Conclusion
Même si cette adaptation s’éloigne de l’œuvre originale, Shin’ichi Sakamoto nous offre un récit à la fois choquant et sublime. Avec ses thèmes audacieux et son visuel à couper le souffle, #DRCL Midnight Children est un incontournable.
Amateurs d’horreur et d’intrigues, ce manga est fait pour vous. Quant aux adeptes du roman de Bram Stoker, considérez cette œuvre comme un hommage vibrant à celui qui a élevé le genre horrifique à un autre niveau – le tout agrémenté d’une touche japonaise et de thématiques contemporaines.
Merci à Interforum pour la copie du manga.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


Laisser un commentaire