
Retour dans l’univers de The Dark Gathering
J’avais vraiment hâte de retrouver nos chasseurs de fantômes, Keitaro et Yayoi. Cette aventure continue de me surprendre, notamment par son mélange habile d’humour et de thèmes sombres. Il faut rappeler que tous les endroits qu’ils visitent sont inspirés de lieux réels, avec de véritables histoires d’horreur. Si vous êtes amateur d’occulte, cette série est faite pour vous. Même rendu au quatrième volume, elle reste solide et captivante.
Une mission dangereuse et pleine d’intrigues
Dans ce numéro, Keitaro et Yayoi ont provoqué un dieu qui cherche à prendre la vie d’Ai, une nouvelle étudiante de Keitaro. Celle-ci n’a plus que quatre années à vivre. Pour la sauver, nos enquêteurs de l’occulte décident de parcourir tous les lieux hantés du pays afin de s’emparer d’esprits puissants qu’ils pourront utiliser pour capturer ce dieu.
Dans cet univers, les esprits se nourrissent d’autres esprits pour devenir plus forts. Cette quête expose Keitaro et Yayoi à des horreurs inimaginables, tout en apportant une touche originale. La série prend désormais une tournure légèrement Pokémon-esque, mais dans une version bien plus macabre. Au lieu de Pokéballs, nos héros capturent des esprits dans des peluches enchaînées et torturées – un concept sinistre, mais fascinant. Ce contraste entre l’aspect mignon et le côté macabre fonctionne à merveille, ajoutant un élément unique à l’histoire.
Yayoi : un personnage captivant
Yayoi reste mon personnage préféré. Bien qu’elle puisse sembler caricaturale avec son look excentrique, sa profondeur est ce qui la rend véritablement intéressante. Si, au début, elle voyait Keitaro comme un simple appât, elle commence à réaliser qu’il est bien plus que cela.
L’auteur nous la présente d’abord comme un personnage froid, obsédé uniquement par la capture de l’esprit qui a causé la perte de sa mère. Toutefois, dans ce volume, on découvre une Yayoi plus vulnérable, qui accepte Keitaro comme un véritable allié plutôt qu’un outil. Cette évolution de leur relation apporte une dimension émotionnelle supplémentaire à l’histoire.
Un travail artistique impressionnant
Kenichi Kondo continue d’impressionner avec des dessins incroyablement détaillés. Ce qui rend cette série encore plus immersive, c’est le fait qu’il s’est lui-même rendu dans les lieux hantés qu’il illustre dans le manga. Cela apporte une authenticité palpable à l’œuvre, et on ressent tout le travail de recherche et l’investissement artistique derrière chaque page.
Dans le deuxième volume, Kondo avait partagé qu’il ne ressentait plus la peur. Pourtant, depuis ses visites dans ces lieux hantés, il admet que cette insensibilité appartient désormais au passé. Ce détail enrichit encore plus le processus de création derrière The Dark Gathering.
En conclusion
Ce quatrième volume poursuit sur la lancée des précédents avec un mélange parfait d’étrange et d’humour. Les histoires tragiques entourant ces lieux hantés, souvent basées sur des faits réels, rendent cette série encore plus fascinante.
La quête pour sauver Ai ajoute une tension et un élément dramatique supplémentaire. Le contraste entre l’innocence apparente des peluches et la noirceur des esprits qu’elles contiennent reflète parfaitement l’essence de la série.
Si vous êtes à la recherche d’une série qui mêle habilement frissons et rires, The Dark Gathering se doit d’être dans votre collection.
Merci à Interforum pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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