
Le genre Isekai est très populaire dans les animes et les mangas. Bien souvent, je trouve que ce genre devient un peu redondant. Le héros se réincarne dans un monde parallèle et devient un héros, alors qu’il était un « moins que rien » dans sa vie antérieure. Mais j’ai récemment découvert le manga « No longer allowed in another world » de Hiroshi Noda.
Avant de commencer, je tiens à faire une mise en garde pour ceux qui continuent la lecture de cette critique. Les thèmes abordés ici pourraient déranger certaines personnes. Le manga de Hiroshi Noda traite du suicide, et si ce sujet vous touche ou touche un de vos proches, je vous encourage à chercher de l’aide ou à composer le 988.
Dans l’histoire, un écrivain déprimé, accompagné de sa petite amie, décide de se suicider ensemble. Cependant, ils se font frapper par une voiture. L’écrivain se réveille dans une église, où une prêtresse l’attend pour lui annoncer qu’il est le héros qu’elle attendait. L’homme, complètement perdu, se demande s’il est dans l’au-delà. La prêtresse ouvre alors la fenêtre pour lui montrer le monde fantastique dans lequel il se trouve désormais. À sa grande surprise, alors qu’elle s’apprête à lui donner sa mission, l’écrivain avale une pleine poignée de pilules et tente de se suicider. Elle le soigne immédiatement. L’écrivain n’est absolument pas le héros qu’elle imaginait. Il est faible, sans compétences spéciales, et semble n’avoir qu’un seul objectif : mourir.
Bref, l’écrivain s’en va, cherchant un autre endroit pour mettre fin à ses jours.
C’est fou à quel point les Japonais peuvent aborder un sujet aussi sombre que le suicide et le traiter de manière presque comique. Je ne m’attendais pas à autant m’amuser en lisant ce premier tome. Les personnages, bien que très stéréotypés, sont à la fois amusants et intéressants. Le personnage de l’écrivain rappelle un peu Edgar Allan Poe, avec ce côté incompris et une relation étrange avec la mort. Ce qui rend le manga captivant, c’est que malgré lui, l’écrivain est quand même le héros que ces gens attendaient, du moins pour les compagnons qu’il rencontre. Bien sûr, vous devinerez que ses tentatives de suicide échouent de façon plutôt cocasse et vraiment drôle.
Le visuel, dessiné par Takahiro Wakamatsu, est superbe. Il offre aussi quelques éléments de « fan service » pour les amateurs du genre, mais rien de trop exagéré. L’univers fantastique médiéval est très bien présenté, surtout grâce aux détails apportés aux créatures rencontrées par nos aventuriers.
Finalement, je suis très agréablement surpris par cette lecture. Même si le manga aborde un sujet aussi grave que le suicide de manière humoristique, il ne tombe pas dans le mauvais goût. Du moins, pour l’instant. Je me demande comment l’histoire va rester intéressante en suivant ce personnage suicidaire. Cependant, dans ce premier tome, on voit que même s’il cherche la mort, une raison l’incite à continuer son exploration de ce monde étrange.
Merci à la Boîte de Diffusion pour la copie du livre.

Pour se procurer le manga, c’est ici.


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