Depuis la faillite du studio de jeux japonais AlphaDream, la franchise Mario & Luigi s’était faite discrète. En effet, depuis 2018, les amateurs de la licence n’avaient pas eu droit à un nouvel opus. Le 18 juin, Nintendo surprend les fans en annonçant un nouvel épisode, développé cette fois-ci par Acquire, un studio connu pour des séries telles que TenchuWay of the Samurai, et plus récemment Octopath Traveler (dont ils sont co-développeurs avec Square Enix). Ce nouveau titre est une exclusivité pour la Nintendo Switch et est disponible depuis le 7 novembre dernier. Mario & Luigi: Brothership ne révolutionne pas la série, puisqu’il s’agit toujours d’un jeu RPG au tour par tour.

Dans cette nouvelle aventure, Luigi et Mario sont transportés avec leurs amis du Royaume Champignon vers un monde inconnu nommé Concordia. Là, ils rencontrent Connie, qui leur explique que Concordia était autrefois un continent uni par un arbre sacré, l’Uni-Tree, mais qu’une force maléfique a détruit cet arbre, divisant Concordia en îles séparées. Mario et Luigi décident de l’aider à rétablir l’unité de Concordia et sont rejoints par Snoutlet, un être volant aspirant à devenir un Conducteur. Au fil de leurs aventures pour relier les îles, ils apprennent qu’un sombre ennemi nommé Zokket, accompagné de l’Extension Corp, veut convertir l’énergie de Concordia en Glohm, une force qui plonge ses victimes dans la solitude. Avec l’aide du docteur Vulko et des Ampberries, nos frères plombiers partiront à l’aventure dans le but de reconnecter Concordia, mais également de la sauver des mains de Zokket.

Mario & Luigi: Brothership ne sera pas le jeu dont nous nous souviendrons pour son histoire. Celle-ci est simple, sans rebondissements, et l’humour que les développeurs ont essayé d’y ajouter ne fonctionne pas toujours. Mais elle n’est pas à jeter pour autant : nous avons un nouveau méchant, Zokket. J’ai souvent le pressentiment que dans la franchise Mario, Nintendo ne se gêne pas pour réutiliser le même matériel, mais d’une bonne façon. Ici, Acquire a voulu apporter un vent de fraîcheur en n’incluant ni Bowser ni le Royaume Champignon, et je dois les féliciter, car bien que l’histoire soit simple, elle ne recycle en aucun cas du matériel déjà connu.

Le gameplay du jeu est dans la même veine que les autres opus. Il s’agit d’un RPG au tour par tour, donc lorsque vous entrez en collision avec un ennemi, vous êtes transporté dans une scène de combat où, à tour de rôle (Mario, Luigi et les ennemis), chacun effectue son action. Cependant, il ne s’agit pas uniquement de sélectionner une attaque et d’attendre celle de l’ennemi. Vous devrez appuyer sur A (pour Mario) et B (pour Luigi) afin d’infliger des dégâts supplémentaires, réaliser des attaques combo avec votre frère et éviter des attaques ennemies. Bien sûr, le marteau fait son retour comme arme de prédilection des frères, et des attaques spéciales sont également présentes.

Qui dit Mario dit aussi sections de plateforme : certes, elles sont très simples et faciles, mais elles représentent au moins 40 % du gameplay du jeu. Elles sont accompagnées de puzzles faciles à résoudre, dans lesquels Luigi intervient régulièrement pour ajouter des attaques ou vous aider à mieux comprendre la solution. Comme d’habitude, le jeu n’est pas entièrement traduit, et malheureusement, quelques fautes d’orthographe se retrouvent dans la traduction, un problème récurrent. Bien que la plateforme soit facile, je l’ai trouvée agréable, et les mécanismes de combat pour les duels entre les frères et les ennemis sont superbes. Cependant, ce n’est pas parfait : le jeu n’a pas de séquence claire pour indiquer l’ordre des tours, et j’avais souvent l’impression qu’il sautait mon tour ou que Mario jouait trois fois de suite, ce qui m’a déplu, car il est difficile d’élaborer une stratégie sans un tel repère, même si cela reste accessible.

Il vous sera également possible d’obtenir de meilleurs habits, de meilleurs marteaux et des objets bonus, grâce aux missions secondaires, à la fabrication auprès des forgerons ou tout simplement à l’achat dans les boutiques. Le jeu possède un système de progression de niveau, qui vous permet de devenir plus fort pour affronter des créatures de plus en plus puissantes. Un bonus supplémentaire vous est offert à chaque tranche de huit niveaux atteints, ce qui est loin d’être une mauvaise idée.

Comme d’habitude, la trame sonore est parfaite ; il est rare que Nintendo se rate de ce côté. Même les sons émis par les frères sont drôles à entendre. C’est au niveau des graphismes que j’accroche. Le jeu est bien cartoonisé, avec un contour noir épais pour différencier les éléments. Ici, on s’inspire bien sûr des opus Nintendo DS et Game Boy Advance. En mode portable, tout se joue bien, mais une fois en mode dock sur la télévision, le rendu final n’est pas à son meilleur. Il faut dire qu’un écran de DS ou de GBA face à une télévision de soixante pouces, ce n’est pas la même chose. Sans parler des nombreux chutes de frames, souvent en arrière-plan. Je m’explique : lorsque vous regardez, par exemple, les objets pivotent, et malheureusement, le tout tourne à 5-10 fps. C’est exactement le même problème que dans les jeux Pokémon. Probablement à cause de la Nintendo Switch.

Je ne suis pas un grand amateur de la franchise et encore moins des RPG au tour par tour. Par contre, je me suis surpris à prendre du plaisir à y jouer. Certes, contrairement au précédent opus, vous ne pouvez pas contrôler Luigi, ce qui est en fait un défaut, car l’intelligence artificielle risque de vous faire perdre patience à plusieurs reprises. Le jeu reste malgré tout un bon titre, et si vous n’avez jamais joué à cette licence, je vous invite à lui donner une chance, car il s’agit d’un opus que j’ai bien aimé.

Merci à Nintendo pour la copie du jeu!

Pour se procurer le jeu, c’est ici.

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