
Sorti le 31 octobre dernier sur PlayStation 5, PC et Xbox Series, le quatrième opus de la franchise Dragon Age est édité par EA et développé par BioWare. Il s’agit d’un RPG qui ne se déroule pas dans un monde ouvert. Le jeu est proposé au prix de 79,99 $ pour l’édition standard et de 99,99 $ pour l’édition deluxe.

Dans le quatrième opus de Dragon Age, Rook, Varric et Harding poursuivent Solas, déterminé à détruire le Voile, un acte qui menacerait l’équilibre du monde. Leur quête les mène à la capitale tevintide de Minrathous et à la forêt d’Arlathan, où Rook interrompt un rituel de Solas, libérant accidentellement deux anciens dieux elfes : Elgar’nan, le dieu de la vengeance, et Ghilan’nain, la déesse de la navigation.
Solas est emprisonné dans l’Immatériel et lié à Rook par un rituel sanglant. Rook découvre que les dieux libérés cherchent à utiliser l’Enclin pour se venger de Solas, qui les avait autrefois emprisonnés. L’équipe recrute divers alliés, tels que Bellara, Lucanis et Taash, et affronte les Venatori, les qunaris et des dragons corrompus.

Comme mentionné, The Veilguard est un RPG, et vous y retrouverez les éléments classiques du genre. Le système d’attributs pour votre personnage et vos compagnons est conséquent, avec des points obtenus grâce au système de progression par niveau. Vous pourrez acquérir des armes, des armures et divers équipements via plusieurs moyens pour améliorer vos capacités et celles de votre équipe. Une particularité intéressante : vous avez la possibilité de conserver l’apparence d’origine de votre équipement ou de choisir un look prédéfini pour toujours avoir un style badass.
Vos armes peuvent également être modifiées grâce à des ressources trouvées lors de vos incursions. Comme je l’ai mentionné, le jeu n’est pas en monde ouvert, ce qui m’a déçu au départ. Cependant, j’ai finalement apprécié enchaîner les missions selon mes envies, sans avoir à parcourir de longues distances inutiles.
Étant un jeu de BioWare, l’importance des dialogues est mise en avant pour renforcer les relations avec vos compagnons. Cela dit, les choix de dialogue ne sont pas aussi marquants que dans certains titres précédents de BioWare. Certains dialogues offrent des réponses non binaires, ce qui a suscité un débat récent. Néanmoins, rien n’est imposé : on vous laisse simplement le choix.

Le système de combat se déroule en temps réel, avec une combinaison d’attaques légères, lourdes et spéciales. Selon votre classe, vous aurez également accès à des attaques défensives. La majorité du temps, il vous incombera de donner des ordres à vos compagnons pour enchaîner des attaques spéciales ou même intervenir lors de moments d’investigation.
Le combat est rapide et dynamique, mais les déplacements de votre personnage manquent de fluidité, ce qui donne une impression de lourdeur. Malgré cela, le système reste globalement satisfaisant. Cependant, vous pourriez trouver le jeu répétitif après une vingtaine d’heures, le gameplay manquant de variété. Cela peut devenir un problème si vous visez une complétion à 100 %, ce qui représente environ quatre-vingts heures de jeu.
J’ai toutefois apprécié la gestion des compagnons en combat : le tout est intuitif et rapide, rendant l’expérience accessible à un public plus large.

C’est ici que le jeu montre ses faiblesses, notamment au niveau des personnages et de la qualité visuelle. Les défauts sont particulièrement visibles dans ces aspects. Par moments, vous aurez l’impression de jouer à l’un des plus beaux jeux que vous ayez vus, mais cette impression peut changer radicalement d’un instant à l’autre. On ressent que le jeu a été lancé dans la précipitation : de nombreux bugs de textures sont présents, et plusieurs surfaces manquent de détails, créant un effet étrange et incohérent visuellement.
Ce n’est pas tout : j’ai rencontré de multiples bugs de collisions, des personnages bloqués dans le décor, d’autres flottant à plusieurs mètres au-dessus du sol, des ennemis suspendus dans les airs une fois éliminés, ou encore des mains qui traversaient l’équipement pendant les cinématiques. Le pire reste les problèmes de pop-in, qui sont fréquents. Il faut dire que 2024 semble être l’année des pop-ins dans les gros jeux AAA.

Le jeu est entièrement traduit avec un bon doublage en français. Cependant, je vous recommande de l’essayer dans sa version originale pour une immersion optimale. Cela dit, pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’anglais, le doublage français est bien réalisé et reste une excellente option.
La bande sonore est également une grande réussite. Inspirée de l’univers dark fantasy, elle parvient à immerger les joueurs dans une atmosphère captivante et saisissante. Une chose est certaine : elle ne manquera pas de vous transporter dans cet univers sombre et envoûtant.

Malgré certains aspects considérés comme « woke », ce jeu ne mérite ni la note de 3,8 attribuée par le user score de Metacritic, ni le 9 attribué par IGN. Pour ma part, je lui donne un 7,3.
À mon avis, le jeu saura vous séduire grâce à son histoire immersive et à son système de combat engageant. Cependant, son manque de fluidité, ses nombreux bugs et une certaine répétitivité risquent de vous décourager avant d’arriver au bout de l’aventure.

Pour se procurer le jeu, c’est ici.


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