Un Zorro par le créateur de Batman White Knight, plus précisément Sean Murphy, pourquoi pas, dirons-nous ! Ce qui est encore plus impressionnant, c’est qu’il s’agit d’un projet financé sur Kickstarter, ayant réussi à amasser la somme de 420 000 dollars canadiens. Côté francophone, c’est Urban Comics qui s’en est chargé, et encore une fois, je peux vous affirmer qu’il s’agit d’un produit de qualité. À la manière des DC Black Label, une vingtaine de pages supplémentaires sont présentes à la fin du tome pour offrir davantage de contenu.

Une belle initiative pour célébrer le 180e anniversaire de El Zorro. L’histoire met en scène un cartel dirigé par El Rojo, un criminel à la tête d’une organisation spécialisée dans le transport d’opium. Pour contextualiser, l’histoire se déroule à La Vega, un grand village au Mexique. El Rojo considère la fête célébrant le héros comme une insulte à son cartel, car Zorro symbolise la rébellion contre les entités criminelles ou, tout simplement, contre l’oppression subie par le peuple de La Vega. Lors de cette fête, El Rojo assassine le Zorro de l’événement, qui n’est autre que le père de Rosa et Diego, les laissant orphelins.

L’histoire avance d’un bond de vingt ans. Rosa et Diego, séparés depuis la mort de leur père, ne se sont jamais revus. Rosa est devenue une criminelle qui sert de chauffeur à Trejo, un homme de main de El Rojo. Diego, quant à lui, est marqué par un traumatisme lié au décès de son père, qui l’a laissé muet. Un jour, Rosa doit accompagner Trejo et deux autres membres importants du cartel à la villa de Castillo de Alejandro, l’homme qui a pris soin de Diego.

Ces hommes tuent Alejandro, ce qui révèle la véritable nature de Diego : il est le prochain Zorro, prêt à libérer La Vega des griffes du cartel. Il fonde alors une rébellion, soutenue par la D.E.A., des Américains et les villageois, pour débarrasser la région du cartel.

L’histoire est fantastique : elle se tient bien et le développement des personnages est soigné. Je ne suis toujours pas sûr si Diego est réellement atteint de paranoïa ou s’il est simplement la réincarnation de Zorro, mais cela n’a pas gêné ma lecture. Sean Murphy s’occupe également du dessin, qui ressemble effectivement beaucoup à celui de Batman White Knight, ce qui est superbe. Le style est propre, intense, et n’hésite pas à inclure des scènes violentes.

Le tome laisse entrevoir qu’une suite est planifiée, et d’après quelques recherches en ligne, il semblerait bien qu’une suite soit envisagée. Car le cartel n’est pas totalement démantelé. Porté par un dessin magnifique et une histoire bien construite, Zorro d’entre les morts serait un cadeau idéal pour un amateur de bande dessinée.

Merci a La Boite de Diffusion pour la copie de la BD!

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