
Le monde merveilleux de Disney ? Attendez, non, je parle du monde sanglant et sombre de Spawn. Il y a quelques années (peut-être moins), le créateur de Spawn, Todd McFarlane, a lancé l’idée de développer un univers autour des comics Spawn. Actuellement, plusieurs titres de Spawn sont disponibles sur une base mensuelle.
Ce mois-ci, j’ai eu le plaisir de terminer la mini-série Misery, qui se déroule dans l’univers de Spawn.
D’emblée, je ne suis pas un adepte de Spawn, et je ne le suis plus depuis des années. Cependant, l’idée que des personnages secondaires prennent les rênes de leur propre série est toujours gagnante pour moi. Sam et Twitch, Violator et Misery ont le potentiel de faire de moi un fan des comics Spawn à nouveau.
Le scénario est écrit par nul autre que Todd McFarlane, avec des dessins réalisés par Szymon Kudranski. L’art est presque un personnage à part entière ; il jaillit de la page comme s’il s’agissait d’une émission de télé ou même d’un film, surtout lorsque Cyan (la fille d’Al Simmons d’un autre père) utilise ses pouvoirs involontairement.
Misery démarre en fanfare, la violence et le sang apparaissent dès la deuxième page du premier numéro. Le dessin est graphique mais d’une grande beauté, l’art vous plonge dans l’esprit de Cyan lorsque son pouvoir se manifeste. Il y a au moins une scène à double page par numéro, mettant en valeur l’ampleur du pouvoir de Cyan.
Le travail artistique est talentueux, et le scénario est engageant et bien rythmé. L’histoire suit essentiellement un adolescent en plein passage à l’âge adulte, qui découvre ses capacités dans le monde de Spawn.
Misery est une série très courte, avec seulement quatre numéros et moins de 32 pages par numéro. En ce qui concerne le scénario, c’est effectivement une série courte. L’histoire vous laisse en suspens, et la fin arrive rapidement, laissant davantage de questions que de réponses, avec un sentiment de choses non résolues.
Je pense que cette série est conçue pour introduire un personnage de l’univers Spawn, avec la possibilité que l’histoire se poursuive dans un autre titre. J’espérais plutôt une mini-série autonome, quelque chose qui m’inciterait à continuer à investir du temps et de l’argent dans l’univers Spawn.
J’ai apprécié cette série, à l’exception des dernières pages. Le scénario semble inachevé, au point de ne pas me donner envie de suivre Cyan ailleurs (si elle finit effectivement dans un autre titre de Spawn).
Pour mon verdict final : c’est une bonne lecture si vous êtes déjà investi dans l’univers Spawn. Si vous êtes un fan occasionnel, ce n’est pas un bon point de départ.



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