
Speak No Evil est un thriller psychologique américain écrit et réalisé par James Watkins. Il s’agit d’un remake du film danois de 2022. Le film met en vedette James McAvoy, Mackenzie Davis, Aisling Franciosi, Alix West Lefler, Dan Hough, et Scoot McNairy. Jason Blum produit le film sous sa bannière Blumhouse Productions.

Cette version américaine est une adaptation de l’original Speak No Evil, réalisé par Christian Tafdrup, à partir d’un scénario qu’il a coécrit avec son frère Mads. Le film est produit par Jacob Jarek et distribué par Nordisk Film.
Synopsis
Un couple marié au bord du divorce part en vacances avec leur fille. Cependant, ces vacances se transforment rapidement en un véritable cauchemar ! Ben et Louise (Scoot McNairy et Mackenzie Davis) partent en Europe avec leur fille Agnès (et son fidèle toutou en peluche). Ils profitent du soleil et de la station balnéaire. Tout semble aller pour le mieux, bien que les tensions sous-jacentes au sein du couple soient palpables.

C’est alors que Paddy (James McAvoy) entre en scène, demandant à Ben s’il peut occuper la chaise longue à côté de lui. Ben accepte, et Paddy retourne bruyamment auprès de sa famille. Ensuite, il partage une bière avec sa compagne, tandis que tout le monde semble s’amuser. Tous, sauf Ben et Louise, qui paraissent de plus en plus déconnectés.
Le film tourne beaucoup autour de la dynamique de couple et de la différence de style de vie entre les deux familles : Ben/Louise et Paddy/Ciara (Aisling Franciosi).
Impressions
Encore une fois, je suis très impressionné(e) par James McAvoy ! Lorsqu’il s’agit de jouer des personnages complexes, il est incroyablement crédible. Et Paddy est vraiment extrême ! Dès sa première apparition dans ce remake, McAvoy nous montre un homme charismatique, confiant, sûr de lui, et fort. Cette force sera explorée à plusieurs reprises dans ses échanges avec Ben tout au long du film. Graduellement, nous découvrons qui est réellement Paddy, que ce soit en tant qu’homme, père ou conjoint.

Paddy a cette capacité à te mettre à l’aise pour ensuite te plonger dans un malaise encore plus grand, un peu comme dans un épisode de Les Beaux Malaises de Martin Matte ! Au départ, je me demandais s’il agissait ainsi exprès ou s’il souffrait d’une condition particulière. La réponse arrive assez vite.
Je fais partie de ceux qui n’apprécient pas trop l’émasculation des personnages masculins dans les films, car cela me semble souvent forcé. Et Ben… oh là là, Ben ! Il est le souffre-douleur du film, un véritable punching-ball, et il ne fait… rien. Tous les personnages principaux (les deux familles) ont un arc narratif, sauf Ben. Il est lâche au début, lâche au milieu, et lâche à la fin. Il se laisse faire en toutes circonstances. Sa femme le trompe par sexting ? Ben s’excuse ! Il a une chance d’être un héros et de vaincre un ennemi avec tous les avantages en sa faveur ? Ben a peur et doit être sauvé par sa femme, qui gère tout de A à Z.

Honnêtement, Hollywood doit réapprendre à écrire des personnages féminins forts sans pour autant réduire les personnages masculins à des caricatures. Louise est une femme brave, une mère aimante (dans un sens…), et elle est alerte. Mais fallait-il absolument que Ben soit dépeint comme un faible ?
Conclusion
J’ai vraiment aimé le film. La bande-son, bien intégrée aux moments de tension, et la performance de James McAvoy étaient remarquables. Le reste du casting a également livré d’excellentes performances. C’était un vrai régal. Seul bémol : les dernières minutes du film, qui m’ont un peu laissé(e) sur ma faim.



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